LE CONTROLE DES CHAMPIGNONS DE HIER A AUJOURD’HUI


Les débuts du contrôle des champignons organisé et structuré remontent à plus d’une centaine d’années (par ex. Lausanne 1898).

Ce contrôle a été institué, avec le concours de mycologues, par des autorités communales et cantonales soucieuses d’éviter des intoxications, de rassurer les consommateurs et de vaincre la méfiance et les préjugés. Celles-ci estimaient être seules à même d’assurer la sécurité voulue, d’où la création de structures de contrôle placées sous leur propre responsabilité (contrôle officiel).

La Confédération intervient en 1926, en imposant le contrôle officiel de tous les champignons commercialisés. En 1971, elle exige des organes de contrôle qu’ils soient également à la disposition des personnes ayant cueilli des champignons pour leur propre usage.

Le contrôle officiel a longtemps été le seul organe habilité à contrôler les champignons. Il s’est révélé sûr et efficace, les cas d’empoisonnement connus étant toujours liés à la consommation de champignons non contrôlés.

Alors qu’il paraissait incontournable, il a été remis en question dès les années 1980. Aujourd’hui, on distingue :

  • le contrôle des champignons cueillis et utilisés pour la consommation personnelle, assuré par des pouvoirs publics locaux ou cantonaux;
  • l'autocontrôle des champignons commercialisés exercé par les entreprises.
  • le contrôle de l'autocontrôle par les services d'inspection des denrées alimentaires (SCAV en Romandie).