Vous en avez sûrement déjà mangé, mais sans penser que vous pourriez en récolter lors de vos balades en forêt. Ce champignon, dit chinois, fait entre autre le bonheur des petits et des grands dans le bouillon de la fondue chinoise.

Pour trouver Auricularia auricula-judae, il faut savoir lever les yeux et reconnaitre son arbre hôte. Ce champignon saprophyte (qui se nourrit de matières organiques en décomposition) pousse sur les parties vivantes ou mortes des vieux sureaux noirs. On peut aussi le rencontrer sur les vieux érables champêtres et divers autres feuillus. Ce carpophore, peu courant, apprécie les endroits chauds et humides et est fidèle à sont hôte. Il est possible d’en récolter tout au long de l’année.

De couleur brun – rose à pourpre, ridée, veinée, la face externe est légèrement plus pâle et furfuracée (couverte de fines écailles, farineuses). Ce champignon, aussi appelé oreille du diable, doit son nom à son allure particulière en forme de petite coupe pouvant parfois prendre l’apparence d’une oreille humaine (de 2 à 10 cm de diamètre). Sa chaire translucide et gélatineuse, élastique et ferme, devient plus coriace en vieillissant. Cette espèce est reviviscente, c'est-à-dire : qui peut reprendre une vie active après une période de vie ralentie provoquée par une dessiccation (Larousse 2011).

Ce champignon comestible, communément appelé « champignon noir » en gastronomie chinoise peut être consommé cru en salade, séché pour des sauces ou des bouillons. Il est aussi utilisé en médecine traditionnelle chinoise lors de thromboses et de problèmes circulatoires,mais d’après de récentes études, il pourrait, en cas de consommation excessive, provoquer le « syndrome du SZECHWAN », une atteinte plaquettaire responsable d’hémorragies.

Il y a peu de risque de confusion mais en cas de doute, contacter le contrôleur officiel de votre région : www.vapko.ch

Texte et photos : Pierre-Alain Leresche    

                                       

 

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